N'aura jamais pouvoir sur une âme bien née.

Votre empire est trop rude et ne sauroit durer,

Ou, s'il s'en trouve encor qui puissent l'endurer,

Avec tant de mépris et tant d'ingratitude,

Ce sont des cœurs mal faits nés à la servitude,

Ou de mauvais esprits qui des cieux en courroux

Ont eu pour châtiment d'être amoureux de vous.

De louange et d'honneur vainement affamée,

Vous ne pouvez aimer et voulez être aimée[193]! etc.

On ne peut méconnaître une sensibilité vraie, l'accent de la passion, ou, si l'on veut, du plaisir dans ces stances adressées à une Aminte qui nous est inconnue: