M. VICTOR HUGO.—Je repondrai a l'honorable interrupteur que, trompe par certains journaux, il fait allusion a une pension qui m'a ete offerte par le roi Charles X, et que j'ai refusee.

M. DE FALLOUX.—Je vous demande pardon, vous l'aviez sur la cassette du roi. (Rumeurs a gauche.)

M. BAC.—Meprisez ces injures!

M. DE FALLOUX.—Permettez-moi de dire un mot.

M. VICTOR HUGO.—Vous voulez que je raconte le fait? il m'honore; je le veux bien.

M. DE FALLOUX.—Je vous demande pardon…. (A gauche: C'est de la personnalite!—On cherche le scandale!—Laissez parler!—N'interrompez pas!—A l'ordre! a l'ordre!)

M. DE FALLOUX.—L'assemblee a pu observer que je n'ai pas cesse, depuis le commencement de la seance, de garder moi-meme le plus profond silence, et meme, de temps en temps, d'engager mes amis a le garder comme moi. Je demande seulement la permission de rectifier un fait materiel.

M. VICTOR HUGO.—Parlez!

M. DE FALLOUX.—L'honorable M. Victor Hugo a dit: "Je n'ai jamais touche de pension de la monarchie….".

M. VICTOR HUGO.—Non, je n'ai pas dit cela. (Vives reclamations a droite, melees d'applaudissements et de rires ironiques.)