(Longs applaudissements a gauche. Clameurs a droite.—Toute la droite se leve et couvre de ses cris les dernieres paroles de l'orateur.—A l'ordre! a l'ordre! a l'ordre.)

(Plusieurs ministres se levent sur leurs bancs et protestent avec vivacite contre les paroles de l'orateur. Le tumulte va croissant. Des apostrophes violentes sont lancees a l'orateur par un grand nombre de membres. MM. Bineau [Note: Senateur, 30,000 francs, et ministre des finances de l'empire, 120,000 francs; total, 150,000 francs par an.], le general Gourgaud et plusieurs autres representants siegeant sur les premiers bancs de la droite se font remarquer par leur animation.)

M. LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES. [Note: Le meme Baroche.] —Vous savez bien que cela n'est pas vrai! Au nom de la France, nous protestons!

M. DE RANCE. [Note: Commissaire general de police de l'empire, a 40,000 francs par an.]—Nous demandons le rappel a l'ordre.

M. DE CROUSEILHES, ministre de l'instruction publique. [Note: Senateur de l'empire, a 30,000 francs par an.]—Faites une application personnelle de vos paroles! A qui les appliquez-vous? Nommez! nommez!

M. LE PRESIDENT.—Je vous rappelle a l'ordre, monsieur Yictor Hugo, parce que, malgre mes avertissements, vous ne cessez pas d'insulter.

QUELQUES VOIX A DROITE.—C'est un insulteur a gages!

M. CHAPOT.—Que l'orateur nous dise a qui il s'adresse.

M. DE STAPLANDE.—Nommez ceux que vous accusez, si vous en avez le courage! (Agitation tumultueuse.)

VOIX DIVERSES A DROITE.—Vous etes un infame calomniateur.—C'est une lachete et une insolence. (A l'ordre! a l'ordre!)