"Je ne veux blesser personne. Il est le seul des generaux qui ont lutte pour la France qui n'ait pas ete vaincu." (A ces mots la rage deborde: A l'ordre! a la porte! Qu'il ne parle plus! Nous ne voulons plus l'entendre! Tels sont les cris qui s'echangent au milieu d'une exasperation croissante.)
Hugo se croise les bras et attend. Le president refuse de rappeler l'orateur a l'ordre. Hugo, alors, avec une grande dignite: "Il y a trois semaines, vous avez refuse d'entendre Garibaldi—(Vous mentez; tout le monde sait que ce n'est pas vrai! lui crie-t-on),—aujourd'hui vous refusez de m'entendre, je me retire."
Alors Ducrot s'elance a la tribune et demande une enquete pour savoir si Garibaldi est venu defendre la France ou la Republique universelle.—Il est accueilli par des hourrahs de: Oui, oui.
Le president, consterne, demande publiquement a Hugo de retirer la lettre par laquelle il donne sa demission. Sollicite vivement par quelques amis, Hugo repond avec fermete: Non! non! non!
L'Assemblee comprend l'acte ridicule qu'elle a commis et le president demande de ne lire cette lettre que demain.
Les hommes de coeur et d'intelligence ne peuvent plus rester….—GERMAIN CASSE.
* * * * *
Deux delegations ont ete adressees a Victor Hugo pour l'engager a retirer sa demission.
La premiere venait au nom de la reunion republicaine de la rue de l'Academie. M. Bethmont a pris la parole.
La seconde au nom du centre gauche, l'envoye etait M. Target.