Maintenant, j'ai dit. Allemands, si vous persistez, soit, vous etes avertis. Faites, allez, attaquez la muraille de Paris. Sous vos bombes et vos mitrailles, elle se defendra. Quant a moi, vieillard, j'y serai, sans armes. Il me convient d'etre avec les peuples qui meurent, je vous plains d'etre avec les rois qui tuent.
Paris, 9 septembre 1870.
III
AUX FRANCAIS
Aux paroles de M. Victor Hugo la presse feodale allemande avait repondu par des cris de colere. [Note: "Pendez le poete au haut du mat.—Haengt den Dichter an den Mast auf.">[ L'armee allemande continuait sa marche. Il ne restait plus d'espoir que dans la levee en masse. Crier aux armes etait le devoir de tout citoyen. Apres l'appel de paix, l'appel de guerre.
Nous avons fraternellement averti l'Allemagne.
L'Allemagne a continue sa marche sur Paris.
Elle est aux portes.
L'empire a attaque l'Allemagne comme il avait attaque la republique, a l'improviste, en traitre; et aujourd'hui l'Allemagne, de cette guerre que l'empire lui a faite, se venge sur la republique.
Soit. L'histoire jugera.