L'enseignement des mosquees, des synagogues et des presbyteres, est le meme; il a l'identite de l'affirmation dans la chimere; il substitue le dogme, cet empirique, a la conscience, cet avertisseur. Il fausse la notion divine innee; la candeur de la jeunesse est sans defense, il verse dans cette candeur l'imposture, et, si on le laisse faire, il en arrive a ce resultat de creer chez l'enfant une epouvantable bonne foi dans l'erreur.
Nous le repetons, le pretre est ou peut etre convaincu et sincere.
Doit-on le blamer? non. Doit-on le combattre? oui.
Discutons, soit.
Il y a une education a faire, le clerge le croit du moins, l'education de la civilisation; le clerge nous la demande. Il veut qu'on lui confie cet eleve, le peuple francais. La chose vaut la peine d'etre examinee.
Le pretre, comme maitre d'ecole, travaille dans beaucoup de pays. Quelle education donne-t-il? Quels resultats obtient-il? Quels sont ses produits? la est toute la question.
Celui qui ecrit ces lignes a dans l'esprit deux souvenirs; qu'on lui permette de les comparer, il en sortira peut-etre quelque lumiere. Dans tous les cas, il n'est jamais inutile d'ecrire l'histoire.
IV
En 1848, dans les tragiques journees de juin, une des places de Paris fut brusquement envahie par les insurges.
Cette place, ancienne, monumentale, sorte de forteresse carree ayant pour muraille un quadrilatere de hautes maisons en brique et eu pierre, avait pour garnison un bataillon commande par un brave officier nomme Tombeur. Les redoutables insurges de juin s'en emparerent avec la rapidite irresistible des foules combattantes.
Ici, tres brievement, mais tres nettement, expliquons-nous sur le droit d'insurrection.