Les laisser partir, c'est signer le traite deux fois. C'est ajouter a l'abandon force l'abandon volontaire.
Gardons-les.
Le traite n'y fait aucun obstacle. Si nous allions au dela de ce qu'exige le vainqueur, ce serait un irreparable abaissement. Nous ferions comme celui qui, sans y etre contraint, mettrait en terre le deuxieme genou.
Au contraire, relevons la France.
Le refus des demissions des representants alsaciens et lorrains la relevera. Le traite vote est une chose basse; ce refus sera une grande chose. Effacons l'un par l'autre.
Dans ma pensee, a laquelle certes je donnerai suite, tant que la Lorraine et l'Alsace seront separees de la France, il faudrait garder leurs representants, non seulement dans cette assemblee, mais dans toutes les assemblees futures.
Nous, les representants du reste de la France, nous sommes transitoires; eux seuls sont necessaires.
La France peut se passer de nous, et pas d'eux. A nous, elle peut donner des successeurs; a eux, non.
Son vote en Alsace et en Lorraine est paralyse.
Momentanement, je l'affirme; mais, en attendant, gardons les representants alsaciens et lorrains.