Ton oeuvre, dont le Temps a soulevé les voiles,
S'est déroulée ainsi que de riches colliers,
Comme, après des milliers et des milliers d'étoiles,
Des étoiles au ciel s'allument par milliers.

Oh! parle! ravis-nous, poète! chante encore,
Effaçant nos malheurs, nos deuils, l'antique affront;
Et donne-nous l'immense orgueil de voir éclore
Les chefs-d'oeuvre futurs qui germent sous ton front!

Mmes Croizette, Bartet, Barretta, Dudlay, MM. Mounet-Sully, Lafontaine, Worms, Maubant, Porel, Albert Lambert, lisent des vers de Victor Hugo. M. Faure chante le Crucifix. Et ce sont des acclamations et des rappels sans fin.

Dans la soirée, la louange du poète a retenti sur toutes les grandes scènes de Paris: poésie d'Ernest d'Hervilly à l'Odéon, d'Émile Blémont à la Gaîté, de Gustave Rivet au Châtelet, de Bertrand Millanvoye au théâtre des Nations.

A la maison de Victor Hugo, ce sont des vers d'Armand Silvestre et d'Henri de Bornier qui arrivent, avec les adresses de toutes les villes de la France, de l'Europe et du Nouveau-Monde.

NOTE XVII.

PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES
DU SÉNAT, DE LA CHAMBRE ET DD CONSEIL MUNICIPAL.

SÉNAT

Séance du 22 mai 1883.