—Oui; et que le vieux sorcier avait en mourant remis à l’agent de Schumacker des papiers.

—Damnation! il avait des lettres de moi, un exposé de notre plan!

—De votre plan, Musdœmon!

—Mille pardons, noble comte! Mais aussi pourquoi votre grâce avait-elle été se livrer à ce charlatan de Cumbysulsum? le vieux traître!

—Écoutez, Musdœmon, je ne suis pas comme vous un être sans croyance et sans foi.—Ce n’est pas sans de justes raisons, mon cher, que j’ai toujours eu confiance dans la science magique du vieux Cumbysulsum.

—Que votre grâce n’a-t-elle eu autant de défiance de sa fidélité que de confiance en sa science? Au surplus, ne nous alarmons pas, mon noble maître, Dispolsen est mort, ses papiers sont perdus; dans quelques jours il ne sera plus question de ceux auxquels ils pourraient servir.

—En tout cas quelle accusation pourrait monter jusqu’à moi?

—Ou jusqu’à moi, protégé par votre grâce?

—Oh oui, mon cher, vous pouvez, certes, compter sur moi; mais hâtons, je vous prie, le dénoûment de tout ceci; je vais envoyer le messager au colonel. Venez, mes gens m’attendent derrière ces halliers, et il faut reprendre le chemin de Drontheim, que le mecklembourgeois a quitté sans doute. Allons, continuez à me bien servir, et, malgré tous les Cumbysulsum et les Dispolsen de la terre, comptez sur moi à la vie et à la mort!

—Je prie votre grâce de croire... Diable!