Alors les hallebardiers l’amenèrent garrotté au milieu du cachot; le bourreau lui passa le fatal nœud coulant autour du cou.

—Turiaf, es-tu prêt?

—Un instant! un instant! dit le condamné, auquel sa terreur était revenue; de grâce, mon frère, ne tire pas la corde avant que je ne te le dise.

—Je n’aurai pas besoin de tirer la corde, répondit le bourreau.

Une minute après il répéta sa question:

—Es-tu prêt?

—Encore un instant! hélas! il faut donc mourir!

—Turiaf, je n’ai pas le temps d’attendre.

En parlant ainsi, Orugix invitait les hallebardiers à s’éloigner du condamné.

—Un mot encore, frère! n’oublie pas de remettre le paquet au comte d’Ahlefeld.