Une de ces verrières reproduit ce beau motif que j'ai déjà rencontré tant de fois, la généalogie de la Vierge. Au bas du tableau, le géant Adam, en costume d'empereur, est couché sur le dos. De son ventre sort un grand arbre qui remplit le vitrail entier, et sur les branches duquel apparaissent tous les ancêtres couronnés de Marie, David jouant de la harpe, Salomon pensif; au haut de l'arbre, dans un compartiment gros bleu, la dernière fleur s'entr'ouvre et laisse voir la Vierge portant l'Enfant.

Quelques pas plus loin j'ai lu sur un gros pilier cette épitaphe triste et résignée:

INCLITVS ANTE FVI, COMES EMVNDVS

VOCITATVS, HIC NECE PROSTRATVS, SUB

TEGOR VT VOLVI. FRISHEIM, SANCTE,

MEVM FERO, PETRE, TIBI COMITATVM,

ET MIHI REDDE STATVM, TE PRECOR,

ÆTHEREVM. HÆC LAPIDVM MASSA

COMITIS COMPLECTITVR OSSA.

Je transcris cette épitaphe ainsi qu'elle est disposée sur une table verticale de pierre, comme de la prose, sans indication des hexamètres et des pentamètres un peu barbares qui forment des distiques. Le vers à césure rimante qui clôt l'inscription renferme une faute de quantité, massa, qui m'a étonné, car le moyen âge savait faire des vers latins.