Le château de Heidelberg contenait et soudait, dans sa magnifique unité, huit palais de huit princes et de huit époques différentes:

Un du quatorzième siècle, le palais du pfalzgraf Rodolphe Ier;

Un du quinzième siècle, le palais de l'empereur Rupert;

Trois du seizième: le palais de Louis V, le palais de Frédéric II, et le palais d'Othon-Henri;

Trois du dix-septième: le palais de Frédéric IV, le palais de Frédéric V, et le palais d'Elisabeth.

Sa ruine se compose aujourd'hui de toutes ces ruines.

Sans compter les tourelles, les gloriettes et les lanternes-escaliers du dedans, il y avait neuf tours extérieures:

et cette tour de la Librairie, qui a renfermé la Bibliothèque palatine du Vatican, et dont, en 1622, les manuscrits grecs et les missels byzantins servirent de litière, faute de paille, aux chevaux de l'armée impériale.