J'ai connu le combat, le labeur, la douleur,

Les faux amis, ces noeuds qui deviennent couleuvres;

J'ai porté deuils sur deuils; j'ai mis oeuvres sur oeuvres;

Vous ayant oublié, je ne le cache pas,

Marquis; soudain j'entends dans ma maison un pas,

C'est le vôtre, et j'entends une voix, c'est la vôtre,

Qui m'appelle apostat, moi qui me crus apôtre!

Oui, c'est bien vous; ayant peur jusqu'à la fureur,

Fronsac vieux, le marquis happé par la Terreur,

Haranguant à mi-corps dans l'hydre qui l'avale.