Prodigieux poëme où la foudre accentue

La nuit, où l'océan souligne l'infini.

Aux champs, entre les bras du grand chêne béni,

J'étais plus fort, j'étais plus doux, j'étais plus libre;

Je me mettais avec le monde en équilibre;

Je tâchais de savoir, tremblant, pâle, ébloui,

Si c'est Non que dit l'ombre à l'astre qui dit Oui;

Je cherchais à saisir le sens des phrases sombres

Qu'écrivaient sous mes yeux les formes et les nombres;

J'ai vu partout grandeur, vie, amour, liberté;