Je ne vois que l'abîme, et la mer, et les cieux,

Et les nuages noirs qui vont silencieux;

Mon toit, la nuit, frissonne, et l'ouragan le mêle

Aux souffles effrénés de l'onde et de la grêle;

Quelqu'un semble clouer un crêpe à l'horizon;

L'insulte bat de loin le seuil de ma maison;

Le roc croule sous moi dès que mon pied s'y pose;

Le vent semble avoir peur de m'approcher, et n'ose

Me dire qu'en baissant la voix et qu'à demi

L'adieu mystérieux que me jette un ami.