Sur le roc, sur la vague et sur l'écume blanche,

La profonde tempête aux souffles inconnus,

Recevez, dans la nuit où vous êtes venus,

Ô chers êtres! coeurs vrais, lierres de ses décombres,

La bénédiction de tous ces déserts sombres!

Ces désolations vous aiment; ces horreurs,

Ces brisants, cette mer où les vents laboureurs

Tirent sans fin le soc monstrueux des nuages,

Ces houles revenant comme de grands rouages,

Vous aiment; ces exils sont joyeux de vous voir;