Chante dans l'onde d'or d'une riche moisson!

Vis, bête; vis, caillou; vis, homme; vis, buisson;

À l'heure où le soleil se couche, où l'herbe est pleine

Des grands fantômes noirs des arbres de la plaine

Jusqu'aux lointains coteaux rampant et grandissant,

Quand le brun laboureur des collines descend

Et retourne à son toit d'où sort une fumée,

Que la soif de revoir sa femme bien-aimée

Et l'enfant qu'en ses bras hier il réchauffait,

Que ce désir, croissant à chaque pas qu'il fait,