Le paysage obscur prend les veines des marbres;

Ces hydres que, le jour, on appelle des arbres,

Se tordent dans la nuit.

Le mort est seul. Il sent la nuit qui le dévore.

Quand naît le doux matin, tout l'azur de l'aurore,

Tous ses rayons si beaux,

Tout l'amour des oiseaux et leurs chansons sans nombre,

Vont aux berceaux dorés; et, la nuit, toute l'ombre

Aboutit aux tombeaux.

Il entend des soupirs dans les fosses voisines,