Un vent du ciel profond fait frissonner sans cesse
Ces fantômes charmants que nous croyons à nous.
Ils sont là, près de nous, jouant sur notre route;
Ils ne dédaignent pas notre soleil obscur,
Et derrière eux, et sans que leur candeur s'en doute,
Leurs ailes font parfois de l'ombre sur le mur.
Ils viennent sous nos toits; avec nous ils demeurent;
Nous leur disons: Ma fille! ou: Mon fils! ils sont doux,
Riants, joyeux, nous font une caresse, et meurent.--
O mère, ce sont là les anges, voyez-vous!