Quand nous en irons-nous où sont l'aube et la foudre?

Quand verrons-nous, déjà libres, hommes encor,

Notre chair ténébreuse en rayons se dissoudre,

Et nos pieds faits de nuit éclore en ailes d'or?

Quand nous enfuirons-nous dans la joie infinie

Où les hymnes vivants sont des anges voilés,

Où l'on voit, à travers l'azur de l'harmonie,

La strophe bleue errer sur les luths étoilés?

Quand viendrez-vous chercher notre humble coeur qui sombre,

Quand nous reprendrez-vous à ce monde charnel,