L'arc ténébreux siffle dans l'air.

En voyant ceux qu'on aime en nos bras se dissoudre,

Nous demandons si c'est pour la mort, coup de foudre,

Qu'est faite, hélas! la vie éclair!

Nous demandons, vivants douteux qu'un linceul couvre,

Si le profond tombeau qui devant nous s'entr'ouvre,

Abîme, espoir, asile, écueil,

N'est pas le firmament plein d'étoiles sans nombre,

Et si tous les clous d'or qu'on voit au ciel dans l'ombre

Ne sont pas les clous du cercueil?