Hermann me dit: «Jamais les vivants ne sommeillent.

En ce moment, des yeux pleurent, d'autres yeux veillent.»

Et je lui dis: «Hélas! d'autres sont endormis!»

Hermann reprit alors: «Le malheur, c'est la vie.

Les morts ne souffrent plus. Ils sont heureux! j'envie

Leur fosse où l'herbe pousse, où s'effeuillent les bois.

«Car la nuit les caresse avec ses douces flammes;

Car le ciel rayonnant calme toutes les âmes

Dans tous les tombeaux à la fois!»

Et je lui dis: «Tais-toi! respect au noir mystère!