Le mal, qui par la chair, hélas! vous asservit,

Dégorge une vapeur monstrueuse qui vit!

Là, sombre et s'engloutit, dans des flots de désastres,

L'hydre Univers tordant son corps écaillé d'astres;

Là, tout flotte et s'en va dans un naufrage obscur;

Dans ce gouffre sans bord, sans soupirail, sans mur,

De tout ce qui vécut pleut sans cesse la cendre;

Et l'on voit tout au fond, quand l'oeil ose y descendre,

Au delà de la vie, et du souffle et du bruit,

Un affreux soleil noir d'où rayonne la nuit!