Ils viendront, sans pouvoir ni parler ni répondre,

Éperdus! on verra des auréoles fondre

Les cornes de leur front;

Ils tiendront dans leur griffe, au milieu des cieux calmes,

Des rayons frissonnants semblables à des palmes;

Les gueules baiseront!

Ils viendront! ils viendront, tremblants, brisés d'extase,

Chacun d'eux débordant de sanglots comme un vase

Mais pourtant sans effroi;

On leur tendra les bras de la haute demeure,