IV

Que ce livre, du moins, obscur message, arrive,

Murmure, à ce silence, et, flot, à cette rive!

Qu'il y tombe, sanglot, soupir, larme d'amour!

Qu'il entre en ce sépulcre où sont entrés un jour

Le baiser, la jeunesse, et l'aube, et la rosée,

Et le rire adoré de la fraîche épousée,

Et la joie, et mon coeur, qui n'est pas ressorti!

Qu'il soit le cri d'espoir qui n'a jamais menti,

Le chant du deuil, la voix du pâle adieu qui pleure,