Le grand néant, si c'est le néant qui t'attire!

Sois tout à ces soleils où tu remonteras!

Laisse là ton vil coin de terre. Tends les bras,

O proscrit de l'azur, vers les astres patries!

Revois-y refleurir tes aurores flétries;

Deviens le grand oeil fixe ouvert sur le grand tout.

Penche-toi sur l'énigme où l'être se dissout,

Sur tout ce qui naît, vit, marche, s'éteint, succombe,

Sur tout le genre humain et sur toute la tombe!

Mais mon coeur toujours saigne et du même côté.