Dormez! dormez, brins d'herbe, et dormez, infinis!

Calmez-vous, forêt, chêne, érable, frêne, yeuse!

Silence sur la grande horreur religieuse,

Sur l'Océan qui lutte et qui ronge son mors,

Et sur l'apaisement insondable des morts!

Paix à l'obscurité muette et redoutée!

Paix au doute effrayant, à l'immense ombre athée,

A toi, nature, cercle et centre, âme et milieu,

Fourmillement de tout, solitude de Dieu!

O générations aux brumeuses haleines,