Où la mort au front pâle est comme un lys vivant,
Où l'ange frissonnant flamboie!
Fuyez, mes doux oiseaux! évadez-vous tous deux
Loin de notre nuit froide et loin du mal hideux!
Franchissez l'éther d'un coup d'aile!
Volez loin de ce monde, âpre hiver sans clarté,
Vers cette radieuse et bleue éternité,
Dont l'âme humaine est l'hirondelle!
O chers êtres absents, on ne vous verra plus
Marcher au vert penchant des coteaux chevelus,