Et viennent, des palais, des bois, de la chaumière,

Vider dans notre nuit toute cette lumière!

Quand mai nous les ramène, ô songeur, nous disons:

«Les voilà!» tout s'émeut, pierres, tertres, gazons;

Le moindre arbrisseau parle, et l'herbe est en extase;

Le saule pleureur chante en achevant sa phrase;

Ils confessent les ifs, devenus babillards;

Ils jasent de la vie avec les corbillards;

Des linceuls trop pompeux ils décrochent l'agrafe;

Ils se moquent du marbre; ils savent l'orthographe;