La foule un jour suivra vos pas; allez, saignez,

Souffrez, penseurs, des pleurs de vos bourreaux baignés!

Le deuil sacre les saints, les sages, les génies;

La tremblante auréole éclôt aux gémonies,

Et, sur ce vil marais, flotte, lueur du ciel,

Du cloaque de sang feu follet éternel.

Toujours au même but le même sort ramène:

Il est, au plus profond de notre histoire humaine,

Une sorte de gouffre, où viennent, tour à tour,

Tomber tous ceux qui sont de la vie et du jour,