Il se courbe; il sera votre maître demain.

Tu casses des cailloux, vieillard, sur le chemin;

Ton feutre humble et troué s'ouvre à l'air qui le mouille;

Sous la pluie et le temps ton crâne nu se rouille;

Le chaud est ton tyran, le froid est ton bourreau;

Ton vieux corps grelottant tremble sous ton sarrau;

Ta cahute, au niveau du fossé de la route,

Offre son toit de mousse à la chèvre qui broute;

Tu gagnes dans ton jour juste assez de pain noir

Pour manger le matin et pour jeûner le soir;