Les multitudes vont et viennent dans les rues.

Foules! sillons creusés par ces mornes charrues:

Nuit, douleur, deuil! champ triste où souvent a germé

Un épi qui fait peur à ceux qui l'ont semé!

Vie et mort! onde où l'hydre à l'infini s'enlace!

Peuple océan jetant l'écume populace!

Là sont tous les chaos et toutes les grandeurs;

Là, fauve, avec ses maux, ses horreurs, ses laideurs,

Ses larves, désespoirs, haines, désirs, souffrances,

Qu'on distingue à travers de vagues transparences,