La bête, le rocher, l'épi d'or, l'aile peinte,

Tout cet ensemble obscur, végétation sainte,

Compose en se croisant ce chiffre énorme: DIEU.

L'éternel est écrit dans ce qui dure peu;

Toute l'immensité, sombre, bleue, étoilée,

Traverse l'humble fleur, du penseur contemplée;

On voit les champs, mais c'est de Dieu qu'on s'éblouit.

Le lys que tu comprends en toi s'épanouit;

Les roses que tu lis s'ajoutent à ton âme.

Les fleurs chastes, d'où sort une invisible flamme,