L'ombre le tient captif, et ce pâle jeune homme,
Enfermé plus que vous, plus que vous enchaîné,
Votre frère, écoliers, et votre frère aîné,
Destin tronqué, matin noyé dans les ténèbres,
Ayant l'ennui sans fin devant ses yeux funèbres,
Indigent, chancelant, et cependant vainqueur,
Sans oiseaux dans son ciel, sans amours dans son coeur,
A l'heure du plein jour, attend que l'aube naisse.
Enfance, ayez pitié de la sombre jeunesse!
Apprenez à connaître, enfants qu'attend l'effort,