Voyez, la morne angoisse a fait blêmir ses tempes:

Songez qu'il saigne, hélas! sous ses pauvres habits.

L'herbe que mord la dent cruelle des brebis,

C'est lui; vous riez, vous, et vous lui rongez l'âme.

Songez qu'il agonise, amer, sans air, sans flamme;

Que sa colère dit: Plaignez-moi; que ses pleurs

Ne peuvent pas couler devant vos yeux railleurs!

Aux heures du travail votre ennui le dévore,

Aux heures du plaisir vous le rongez encore;

Sa pensée, arrachée et froissée, est à vous,