Respire, solitaire, avec l'astre et la rose,

L'être sauvage, obscur et tranquille qui cause

Avec la roche énorme et les petites fleurs,

Qui, parmi les vallons et les sources en pleurs,

Plonge son mufle roux aux herbes non foulées,

La brute qui rugit sous les nuits constellées,

Qui rêve et dont les pas fauves et familiers

De l'antre formidable ébranlent les piliers,

Et qui se sent à peine en ces profondeurs sombres,

A sous son fier sourcil les monts, les vastes ombres,