Il faut dans ces labeurs rentrer la tête ardente;

Dans ces grands horizons subitement rouverts,

Il faut de strophe en strophe, il faut de vers en vers,

S'en aller devant soi, pensif, ivre de l'ombre;

Il faut, rêveur nocturne en proie à l'esprit sombre,

Gravir le dur sentier de l'inspiration;

Poursuivre la lointaine et blanche vision,

Traverser, effaré, les clairières désertes,

Le champ plein de tombeaux, les eaux, les herbes vertes,

Et franchir la forêt, le torrent, le hallier,