Dans les champs de luzerne et dans les champs de fèves,

Les vagues papillons errent pareils aux rêves;

Le blé vert sort des sillons bruns;

Et les abeilles d'or courent à la pervenche,

Au thym, au liseron, qui tend son urne blanche

A ces buveuses de parfums.

La nue étale au ciel ses pourpres et ses cuivres;

Les arbres, tout gonflés de printemps, semblent ivres;

Les branches, dans leurs doux ébats,

Se jettent les oiseaux du bout de leurs raquettes;