Il va, farouche, fauve, et, comme une crinière,

Secouant sur sa tête un haillon de lumière.

Son crâne transparent est plein d'âmes, de corps,

De rêves, dont on voit la lueur du dehors;

Le monde tout entier passe à travers son crible;

Il tient toute la vie en son poignet terrible;

Il fait sortir de l'homme un sanglot surhumain,

Dans ce génie étrange où l'on perd son chemin,

Comme dans une mer, notre esprit parfois sombre;

Nous sentons, frémissants, dans son théâtre sombre,