Attache un mot vengeur au flanc de tout un monde,

Et le monde, entraînant pavois, glaive, échafaud,

Ses lois, ses moeurs, ses dieux, s'écroule sous le mot.

Cette toute-puissance immense sort des bouches.

La terre est sous les mots comme un champ sous les mouches.

Le mot dévore, et rien ne résiste à sa dent.

À son haleine, l'âme et la lumière aidant,

L'obscure énormité lentement s'exfolie.

Il met sa force sombre en ceux que rien ne plie;

Caton a dans les reins cette syllabe: non.