«Excusez-moi d'envoyer ma fille et de ne pas me présenter moi-même, mais de tristes motifs de toilette ne me permettent pas, hélas! de sortir...»
Marius ouvrit enfin la quatrième lettre. Il y avait sur l'adresse: Au monsieur bienfaisant de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Elle contenait ces quelques lignes:
«Homme bienfaisant,
«Si vous daignez accompagner ma fille, vous verrez une calamité missérable, et je vous montrerai mes certificats.
«À l'aspect de ces écrits votre âme généreuse sera mue d'un sentiment de sensible bienveillance, car les vrais philosophes éprouvent toujours de vives émotions.
«Convenez, homme compatissant, qu'il faut éprouver le plus cruel besoin, et qu'il est bien douloureux, pour obtenir quelque soulagement, de le faire attester par l'autorité comme si l'on n'était pas libre de souffrir et de mourir d'inanition en attendant que l'on soulage notre misère. Les destins sont bien fatals pour d'aucuns et trop prodigue ou trop protecteur pour d'autres.
«J'attends votre présence ou votre offrande, si vous daignez la faire, et je vous prie de vouloir bien agréer les sentiments respectueux avec lesquels je m'honore d'être,
«homme vraiment magnanime,
«votre très humble
«et très obéissant serviteur,
«P. Fabantou, artiste dramatique.»
Après avoir lu ces quatre lettres, Marius ne se trouva pas beaucoup plus avancé qu'auparavant.
D'abord aucun des signataires ne donnait son adresse.