Le rayon dans le bouge

La grande fille s'approcha et posa sa main sur celle de son père.

—Tâte comme j'ai froid, dit-elle.

—Bah! répondit le père, j'ai bien plus froid que cela.

La mère cria impétueusement:

—Tu as toujours tout mieux que les autres, toi! même le mal.

—À bas! dit l'homme.

La mère, regardée d'une certaine façon, se tut.

Il y eut dans le bouge un moment de silence. La fille aînée décrottait d'un air insouciant le bas de sa mante, la jeune sœur continuait de sangloter; la mère lui avait pris la tête dans ses deux mains et la couvrait de baisers en lui disant tout bas:

—Mon trésor, je t'en prie, ce ne sera rien, ne pleure pas, tu vas fâcher ton père.