—Sais-tu? il faudrait ici deux chaises.
—Pourquoi?
—Pour s'asseoir.
Marius sentit un frisson lui courir dans les reins en entendant la Jondrette faire cette réponse paisible:
—Pardieu! je vais t'aller chercher celles du voisin.
Et d'un mouvement rapide elle ouvrit la porte du bouge et sortit dans le corridor.
Marius n'avait pas matériellement le temps de descendre de la commode, d'aller jusqu'à son lit et de s'y cacher.
—Prends la chandelle, cria Jondrette.
—Non, dit-elle, cela m'embarrasserait, j'ai les deux chaises à porter. Il fait clair de lune.
Marius entendit la lourde main de la mère Jondrette chercher en tâtonnant sa clef dans l'obscurité. La porte s'ouvrit. Il resta cloué à sa place par le saisissement et la stupeur.