Éaque répliqua:

—Soyez averti de ceci: si un malade est soigné par vous, et s’il meurt, vous serez puni de mort.

Ursus hasarda une question.

—Et s’il guérit?

—En ce cas-là, répondit le docteur, adoucissant sa voix, vous serez puni de mort.

—C’est peu varié, dit Ursus.

Le docteur reprit:

—S’il y a mort, on punit l’ânerie. S’il y a guérison, on punit l’outrecuidance. La potence dans les deux cas.

—J’ignorais ce détail, murmura Ursus. Je vous remercie de me renseigner. On ne connaît pas toutes les beautés de la législation.

—Prenez garde à vous.