—Alors c'est comme s'il n'existait pas, dit Marat. Partout, dans toute la
Vendée, c'est à qui fera évader les prisonniers, et l'asile est impuni.

—Marat, c'est que le décret est en désuétude.

—Chabot, il faut le remettre en vigueur.

—Sans doute.

—Et pour cela parler à la Convention.

—Marat, la Convention n'est pas nécessaire; le comité de salut public suffit.

—Le but est atteint, ajouta Montaut, si le comité de salut public fait placarder le décret dans toutes les communes de la Vendée, et fait deux ou trois bons exemples.

—Sur les grandes têtes, reprit Chabot. Sur les généraux.

Marat grommela:—En effet, cela suffira.

—Marat, repartit Chabot, va toi-même dire cela au comité de salut public.