Gauvain tendit la main à Radoub, et dit:
—Vous êtes des braves. Vous serez de la colonne d'attaque. Je vous partage en deux. Je mets six de vous à l'avant-garde, afin qu'on avance, et j'en mets six à l'arrière-garde, afin qu'on ne recule pas.
—Est-ce toujours moi qui commande les douze?
—Certes.
—Alors, mon commandant, merci. Car je suis de l'avant-garde.
Radoub refit le salut militaire et regagna le rang.
Gauvain tira sa montre, dit quelques mots à l'oreille de Guéchamp, et la colonne d'attaque commença à se former.
VIII. LE VERBE ET LE RUGISSEMENT
Cependant Cimourdain, qui n'avait pas encore gagné son poste du plateau, et qui était à côté de Gauvain, s'approcha d'un clairon.
—Sonne à la trompe, lui dit-il.