Floria, désolée et finissant par pleurer.—Ah! misérable! misérable!... Et je l'adore!... Je ne vis que pour lui!... Je ne suis plus moi, je suis lui!... Je l'ai dans l'âme, dans le cœur, dans la chair, dans les veines!... La première effrontée me le vole, et je suis si lâche que je l'aime encore; et je sens que j'aurai beau le détester... je' l'aimerai toujours... Serai-je assez malheureuse...

Mario, doucement.—Voyons, est-ce fini?...

Floria.—Ah! canaglia?

Mario.—Veux-tu me permettre de placer un mot!... Un seulement...

Il prend une de ses mains, qu'elle abandonne, essuyant ses yeux avec l'autre.

Floria, amoureusement, sans lever la tête.—Ah! canaglia!...

Mario.—Eh bien, oui, cette robe est à la marquise.

Floria, bondissant, en larmes.—Ah! tu Vois bien!...

Mario, tranquillement, la faisant rasseoir.—Mais ce n'est pas elle qui l'a déposée là. C'est un malheureux à qui elle a servi de déguisement, un fugitif!...

Floria.—Son frère?