GASTON.
Oh! rien! N'est-ce pas mon rêve comme le vôtre? Mais maintenant! déjà?...
JEANNE.
Eh bien?...
GASTON, avec attendrissement.
Ah! je comprends! Je devine d'où vous vient cette idée-là, ma bien-aimée Jeanne! C'est ce qui s'est passé aujourd'hui, n'est-ce pas? Vous me savez ruiné, traqué, aux abois! et vous m'offrez, par bonté... cette fortune! (Reculant.) Ou plutôt... J'ai peur que ce ne soit une horrible épreuve!... car cette offre subite semble si bien me dire: mon argent, mes bijoux, tout serait à vous!... Et vous n'auriez plus besoin de me les dérober!... (Il recule.)
JEANNE, vivement.
Mais non!—Voyons! je vous répète que je parle sérieusement. Mon ami!... voulez-vous m'épouser? oui ou non?
GASTON, nettement.
Eh bien, maintenant, et surtout après ce qui vient d'arriver!... Non!