Edmond Privat attendait, que le calme fut revenu sur la figure sombre de Després. Enfin, il tendit à son camarade sa main finement gantée:
—Mon cher Gustave, dit-il, le danger que court ma soeur m'épouvante... je m'en rapporte à toi pour l'éloigner de sa tête... Mais, de grâce, ne perdons pas de temps et suis-moi au cottage. Nous tâcherons d'ouvrir les yeux de cette malheureuse enfant.
—Mon cher, j'allais te proposer cette petite promenade. J'ai besoin en effet de voir Mlle Privat, mais je dois lui parler à elle seule. La chose est-elle possible?
—Hum! à la maison, ce n'est guère praticable.
—Ne peux-tu la prier d'aller faire un tour dans le parc avec toi?
—Oh! pour cela, oui: c'est très facile.
—Une fois dans le parc, tu me feras l'honneur de me présenter à elle et tu t'éloigneras un peu, de manière à nous permettre de converser librement.
Le reste me regarde.
—Mais, ma mère te verra pénétrer dans le parc.
—Pas du tout: j'entrerai sous le bois en faisant un détour, à distance du cottage.