—Où es-tu donc, Louise? reprit le jeune homme, en élevant la voix.

Même silence.

L'inquiétude commença à gagner le petit étudiant. Louise pouvait bien s'être éloignée de quelques pas, et pour une minute ou deux; mais, dans tous les cas, elle devait se trouver à portée d'entendre les appels réitérés de son frère.

Le Caboulot se fit cette supposition, et beaucoup d'autres, mais inutilement: Louise demeura introuvable. On eut beau chercher, fouiller le parc: rien!

Alors, un véritable désespoir s'empara de l'enfant. Il aurait sangloté, s'il eût été seul.

Que faire?...

Le petit étudiant le demandait à tous les échos de la Canardière et à tous les saints du calendrier.

Placé dans la dure alternative d'abandonner sa soeur ou de risquer la vie de son ami Després, en le privant des soins immédiats que requérait son état, le Caboulot ne savait quel parti prendre... Il se lamentait et s'arrachait les cheveux; mais ces démonstrations violentes n'avançaient pas les choses...

Le cocher risqua un avis. Par hasard, ce cocher-là se trouvait être un homme de bon conseil.

Mon petit monsieur, dit-il, écoutez-moi. Votre position est embêtante, je l'avoue; mais ce n'est pas en vous donnant des taloches et en geignant que vous en sortirez... Allons au plus pressé; il y a ici un homme qui peut mourir, faute de soins: dépêchons-nous de le transporter en bon lieu. Puis, si vous ne trouvez pas votre soeur à la maison, eh bien! vous aurez toute la nuit pour chercher. Pas vrai?